Georges Feray

(Dieppe 1892 — Dieppe 1965)

Cet architecte dieppois, second prix de Rome, s’inspire alternativement de diverses tendances architecturales, pour une production très variée. En témoignent ses réalisations dieppoises : si l’église du Sacré Cœur de Janval (1926), l’école Jules Ferry (1929-33), la quincaillerie Leveau, la maison Simon (rue du Faubourg de la Barre) et la glacière Trudaine (1935, détruite) ont en commun l’utilisation de la brique, il joue du style régionaliste néo-normand avec les faux pans de bois du Café des Tribunaux (1929) ou se montre résolument moderne avec la Villa Perrotte (1928), le bureau des Ponts et Chaussées (1934-35) et la cabine du pont Ango (1950). Associé à Louis Filliol, c’est avec lui qu’il travaille à Berneval à la transformation de la mairie-école dans les années 1930. Celle-ci n’accueillait jusque là qu’une classe de garçons, l’école de filles se situant près de l’église. Ils ajoutent derrière le bâtiment principal, dans la cour, deux nouvelles classes et un préau. Un porche de brique, jouxtant le bâtiment ancien, porte l’inscription « Ecole mixte » (dans un lettrage caractéristique de cette époque) et indique le passage vers cette extension.
Les premiers plans sont établis en 1932, mais la réalisation ne se fait qu’en 1935-36.
On retrouve le nom de Georges Feray sur les plans de reconstruction de notre village, après guerre : il est alors devenu architecte en chef de la reconstruction dans la région dieppoise.

(Texte : Dominique Corrieu-Chapotard)

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